Infolettre N°2
Éditorial

Pr Philippe Brunet,
Président de la Société Francophone de Dialyse.


Photo Pr Brunet

Cette deuxième INFO-LETTRE de la Société Francophone de Dialyse est l’occasion pour moi de remercier Thierry Hannedouche qui m’a passé le relais de la présidence de la SFD en juin 2013. Thierry a tenu les rênes de la SFD pendant 4 années et a mené une action déterminée au service de la dialyse.

L’actualité de ces derniers mois a été marquée par les Etats Généraux du Rein (EGR). Un aspect largement évoqué au cours des EGR a été celui du parcours du patient insuffisant rénal chronique. La SFD a décidé de continuer le débat autour de cette question en l’inscrivant au programme de ses prochaines UNIVERSITES d’ETE qui se tiendront à Nice les 26 et 27 juin 2014, organisées par Olivier Moranne. Réservez déjà ces dates.

Enfin je voudrais lancer un signal d’alarme : le financement de la recherche en néphrologie en France est très insuffisant. Le constat est dramatique : baisse des subventions de l’industrie pharmaceutique, baisse des financements publics, augmentation des besoins. Dans le seul domaine de la dialyse et de l’insuffisance rénale terminale, un sondage rapide auprès des équipes francophones nous a montré récemment qu’une trentaine de projets de recherche manquent de financement. Face à cette situation, la Société Francophone de Dialyse, la Société de Néphrologie et les autres sociétés savantes veulent réagir. Nous voulons d’une part renforcer le partenariat avec l’industrie pharmaceutique, et d’autre part faire appel très largement aux dons du public. Nous voulons nous appuyer pour cela sur la Fondation du Rein. Nous voudrions que les néphrologues puissent disposer dans tous les centres de plaquettes à remettre aux patients et à leurs familles pour susciter les dons. Nous voudrions que la Journée Mondiale du Rein du jeudi 13 mars 2014 ne soit plus uniquement une journée de sensibilisation aux maladies rénales, mais qu’elle soit aussi une journée d’appel à dons. Nous allons prendre des initiatives dans les mois qui viennent et nous aurons besoin du soutien de l’ensemble des néphrologues.