Infolettre N°2
EDTA et SFD

Par le Dr Philippe GIAIME, Institut Phocéen de Néphrologie.


Débriefing réunion des Sociétés Nationales et de l’ERA-EDTA, Würzburg 12-13 octobre 2013.

Cette réunion s’est tenue à l’initiative de l’ERA-EDTA. Il s’agissait de réunir les sociétés nationales de chaque pays européen, et de cibler les problématiques de chacun afin de voir de quelle manière l’ERA-EDTA pouvait apporter de l’aide.

La rencontre a été organisée par le Pr Vanholder (président de l’ERA-EDTA), le Pr Wanner (vice-président de l’ERA-EDTA, dans sa ville universitaire de Würzburg), et le Pr Ziad Massy.


Image ANSM

Figure 1. European Renal
Association – European Dialysis
and Transplant Association.

L’ERA-EDTA a exposé plusieurs projets et actions en cours qui peuvent intéresser les membres des société savantes nationales :

1) Création d’un European Fellowship Diploma of Nephrology :

Il s’agit d’un examen validant un socle de connaissances commun, accessible aux médecins titulaires souhaitant exercer dans un pays européen. Cela permettrait de donner un niveau de référence et de faciliter les échanges entre hôpitaux. C’est une idée forte, qui doit encore être concrétisée par un programme et des examens concordant avec le niveau et les objectifs de chaque pays.

2) Renforcer la recherche clinique en Europe :

Plusieurs projets sont soutenus par l’ERA-EDTA, et les membres de sociétés nationales sont vivement incités à candidater dans les différents groupes de travail proposés. En effet, ces groupes restent accessibles et manquent souvent de médecins pour aider à la réflexion et à la rédaction de documents.

Il est également demandé de plus participer aux abstracts envoyés au congrès de l’ERA-EDTA, car la participation des différents pays est inégale. La France fait partie des pays qui participent relativement peu scientifiquement à ce congrès, compte-tenu de son importance dans la production scientifique néphrologique. Les sociétés nationales sont également incitées à promouvoir la participation aux registres européens.

3) Young Nephrology Platform (YNP) :

Le but est d’accroître la participation des jeunes néphrologues à l’ERA-EDTA. Il faut avoir moins de 40 ans, et au moins un abstract accepté à un congrès international. La France comprend déjà 5 membres. Le bureau est autant que possible représentatif de la diversité des pays européens.

Les néphrologues de la YNP font partie des groupes de travail, du conseil scientifique, du comité de pilotage du congrès, des éditeurs du journal NDT. Ils bénéficient d’un tarif privilégié d’adhésion à l’ERA-EDTA (35 Euros) donnant accès gratuitement à NDT et CKJ online.

Il existe différents projets : annuaire des jeunes chercheurs européens, animer une session au congrès.

L’inscription se fait sur internet.

En conclusion, et d’une manière générale, l’ERA-EDTA souhaite favoriser plus d’engagement des membres de sociétés nationales dans la vie de l’association, par plus de participation scientifique, plus de participation aux assemblées générales, plus de participation aux groupes de travail. L’ERA-EDTA a besoin de néphrologues pour mieux fonctionner, et les médecins français peuvent prendre plus leur part dans cette association.